Sniper Pest Control 3D Services
Retour au blog

Dératisation en entreprise

7 min de lectureDavid Terrade
Dératisation en entreprise

Une entreprise n'est pas toujours tenue de signer un contrat de dératisation, mais elle doit garder des locaux de travail propres et sains : le Code du travail impose à l'employeur d'entretenir et de nettoyer régulièrement ses locaux et de protéger la santé de ses salariés. Si l'activité touche aux denrées alimentaires, les obligations deviennent plus précises et relèvent du règlement européen sur l'hygiène. Dans tous les cas, des rongeurs installés appellent une action rapide et tracée.

Bureaux, entrepôts, ateliers, boutiques, établissements recevant du public : voici ce que nous retenons de nos interventions dans l'agglomération toulousaine sur la dératisation des locaux professionnels, des textes qui s'appliquent jusqu'à l'organisation concrète d'un suivi.

Une entreprise est-elle obligée de faire dératiser ses locaux ?

Pas au sens d'un passage obligatoire à date fixe. Les textes demandent des locaux entretenus, des mesures de prévention adaptées et une action sans délai quand des rongeurs apparaissent.

  • Le Code du travail prévoit que « les locaux de travail et leurs annexes sont régulièrement entretenus et nettoyés » (article R4224-18). Plus largement, l'employeur prend les mesures nécessaires pour protéger la santé physique des travailleurs (article L4121-1).
  • Le Code de la santé publique est souvent cité, mais son article R1331-45, qui impose de prévenir la prolifération d'animaux nuisibles et d'y remédier par dératisation et désinsectisation, vise les locaux d'habitation. Il concerne donc les logements et les immeubles, sujet que nous traitons dans notre article sur les contrats de dératisation en copropriété, pas les bureaux ni les entrepôts.
  • Le règlement sanitaire départemental reste en vigueur pour ce que le Code de la santé publique n'a pas repris. Son article 119, dans la version publiée sur Légifrance pour Paris, vise les propriétaires d'immeubles ou d'établissements privés : avec les occupants, ils vérifient périodiquement que les caves, entrepôts ou locaux commerciaux ne sont pas envahis, et agissent sans délai si des rongeurs sont constatés.
  • Le secteur alimentaire a ses propres règles : le règlement (CE) n° 852/2004 exige des méthodes adéquates de lutte contre les nuisibles. Restaurants, commerces de bouche et entrepôts de denrées trouveront le détail dans notre article sur la dératisation en restaurant et le HACCP.

Pour une entreprise hors alimentaire, la dératisation n'est donc pas un rituel administratif. C'est la réponse attendue dès que des rongeurs se manifestent.

Bailleur ou entreprise locataire : qui paie la dératisation ?

Selon le bail. Pour un local commercial ou professionnel, la réponse se trouve d'abord dans ses clauses sur l'entretien, les réparations et les charges.

En pratique, relisez votre bail avant de commander l'intervention et prévenez le bailleur si l'origine semble venir du bâtiment lui-même : réseau d'eaux usées, toiture, parties communes d'un ensemble immobilier. Un rapport qui localise les points d'entrée aide à répartir les frais sur des faits plutôt que sur des impressions.

Quels locaux professionnels sont les plus exposés ?

Tous peuvent être touchés, mais certains réunissent plus de facteurs de risque. Sur nos interventions, les mêmes configurations reviennent.

  • Entrepôts et plateformes logistiques : portes de quai ouvertes pendant de longues périodes, palettes, cartons stockés au sol, recoins peu fréquentés.
  • Commerces non alimentaires : réserves encombrées, arrière-boutiques reliées aux locaux voisins par des gaines et des doublages.
  • Ateliers : vides techniques, locaux de chaufferie, matériels inutilisés qui servent d'abri.
  • Bureaux et établissements recevant du public : coins repas, poubelles de cuisine d'étage, faux plafonds où courent les câbles.

Dans tous ces locaux, les points sensibles sont les mêmes : les quais et portes de service, le local à déchets, les locaux techniques et les faux plafonds et gaines, qui permettent aux rongeurs de circuler d'une pièce à l'autre sans être vus.

Comment s'organise une dératisation en entreprise ?

Une dératisation professionnelle suit un déroulé précis, pensé pour fonctionner pendant que l'activité continue.

1. Le diagnostic du site. Nous inspectons les abords, les accès, les zones de stockage et les vides techniques pour identifier l'espèce, les trajets et les points d'entrée. La DGAL rappelle que l'emploi d'appâts rodenticides anticoagulants est soumis à un diagnostic préalable de la zone infestée.

2. Le plan des postes. Chaque poste d'appâtage sécurisé est fixé, numéroté et reporté sur un plan du site. Vous savez à tout moment où se trouve chaque dispositif.

3. Les passages programmés. Nous relevons l'activité poste par poste, ajustons le dispositif et retirons les appâts quand l'activité a cessé. Le rythme dépend du site et de son environnement, pas d'un calendrier unique.

4. Le rapport et la traçabilité. Après chaque passage, un rapport d'intervention vous est remis : postes contrôlés, consommations constatées, traces relevées, accès à corriger. C'est la mémoire du dossier d'une visite à l'autre.

Le détail de notre méthode figure sur notre page dératisation. Pour un établissement qui manipule des denrées, ce suivi prend la forme de notre contrat Sani-Prévention HACCP.

Main gantée refermant un poste d'appâtage sécurisé posé au sol près d'un quai de chargement

Quelles règles encadrent les raticides utilisés par les professionnels ?

Les produits raticides sont des biocides, et leur usage est strictement encadré.

  • Une autorisation de mise sur le marché. En France, l'ANSES évalue les produits biocides et délivre leurs autorisations. Chaque produit s'utilise selon les conditions inscrites dans la sienne.
  • Pas d'appâtage permanent. La DGAL rappelle que les autorisations des rodenticides anticoagulants interdisent de les utiliser comme appâts permanents, pour prévenir une invasion ou surveiller l'activité des rongeurs. Cette pratique expose des espèces non ciblées et favorise les résistances.
  • Le Certibiocide « nuisibles ». L'arrêté du 9 octobre 2013 modifié impose ce certificat individuel aux utilisateurs professionnels des produits destinés exclusivement aux professionnels de types 14 (rodenticides), 18 (insecticides) et 20 (lutte contre d'autres vertébrés). Sont exclus de son champ les produits achetés et utilisés exclusivement dans un processus de production, de transformation et de distribution de denrées alimentaires, ou dans un système de production industriel.

Dans un bureau, un commerce ou un entrepôt non alimentaire, un salarié qui manipulerait ces produits professionnels devrait donc être titulaire du certificat. Dans un atelier de production industrielle, l'exclusion peut jouer, mais la notice du ministère précise qu'elle cesse dès qu'on intervient hors de la zone de production, par exemple dans des bureaux. Nos techniciens sont agréés Certibiocide, et c'est le premier point à vérifier chez tout prestataire, comme nous l'expliquons dans notre guide pour choisir une entreprise anti-nuisibles.

Quel rôle pour les salariés ?

Un rôle décisif : ce sont eux qui voient les premiers signes. Une organisation efficace leur demande peu, mais clairement.

  • Signaler sans attendre : crottes, emballages ou cartons rongés, câbles grignotés, bruits dans un faux plafond, odeur persistante dans un local technique.
  • Ne jamais ouvrir ni déplacer un poste d'appâtage. Un poste déplacé fausse le suivi et peut exposer quelqu'un au produit.
  • Ne pas nettoyer les traces à mains nues. L'INRS range les rongeurs, et d'abord les rats, parmi les réservoirs de la leptospirose, que les animaux infectés éliminent dans leurs urines. Par prudence, nous recommandons des gants étanches et jamais de balayage à sec.
  • Respecter les consignes simples : portes de service refermées, déchets dans des bacs fermés, aucune nourriture laissée dans les bureaux.

Désigner une personne référente, qui centralise les signalements et accompagne le technicien, fait gagner un temps précieux à chaque passage.

Comment éviter le retour des rongeurs ?

En traitant les causes en même temps que les rongeurs. Les orientations de la Commission européenne écrites pour le secteur alimentaire donnent des repères valables pour tout local professionnel.

  • Les portes restent fermées en dehors du chargement et du déchargement, et l'espace entre la porte et le sol ne laisse pas passer un rongeur.
  • Les murs extérieurs sont exempts de fentes et de fissures, et les abords restent nets, sans débris pouvant servir de refuge.
  • Les équipements et locaux inutilisés restent propres.
  • Les accès techniques (passages de gaines, aérations, fourreaux) : nous recommandons de les colmater ou de les grillager après le diagnostic.

Nous intervenons sous 24 h en cas d'infestation active, et nos interventions sont couvertes par une garantie résultat : si les rongeurs réapparaissent pendant la période garantie, nous revenons sans frais.

Pour une entreprise, la dératisation relève moins d'un calendrier imposé que d'une obligation de prévention : des locaux sains pour ceux qui y travaillent et ceux qui y entrent. Un diagnostic, des postes sécurisés suivis jusqu'à la fin de l'activité, des salariés qui signalent et un rapport à chaque passage suffisent à tenir cet engagement dans la durée.

Questions fréquentes

Un bureau sans activité alimentaire doit-il faire dératiser ?

Aucun texte n'impose un contrat de dératisation à un bureau. En revanche, le Code du travail oblige l'employeur à entretenir et nettoyer régulièrement les locaux de travail (article R4224-18) et à protéger la santé des salariés (article L4121-1). Ces articles ne nomment pas les rongeurs, mais des rongeurs installés se concilient mal avec des locaux entretenus et sains : une intervention rapide et tracée est la façon la plus sûre de montrer que les mesures nécessaires ont été prises. Le règlement sanitaire départemental demande en outre d'agir sans délai quand leur présence est constatée.

L'entreprise qui commande une dératisation doit-elle détenir le Certibiocide ?

Non. La notice du ministère de la Transition écologique précise que le Certibiocide ne s'impose pas aux donneurs d'ordres : c'est le prestataire qui réalise l'intervention qui doit en être titulaire. Le certificat est d'ailleurs délivré à une personne physique, jamais à une entreprise. Vérifiez donc que le technicien qui intervient chez vous est bien certifié.

Faut-il arrêter l'activité pendant une dératisation ?

En général, non. Les appâts sont placés dans des postes sécurisés fixés au sol, hors de portée du personnel et du public, et le travail continue autour. Nous vous indiquons au cas par cas si une zone précise doit être libérée, par exemple pour accéder à un faux plafond ou à un local technique.

Que faire si un salarié a touché des déjections ou a été mordu ?

Lavez la zone à l'eau et au savon et, en cas de morsure, de plaie ou de symptôme dans les jours qui suivent, consultez un médecin ou le médecin du travail en signalant le contact avec un rongeur. L'INRS rappelle que les rats sont un réservoir de la leptospirose, éliminée dans leurs urines. En cas d'urgence, appelez le 15 ou le 112.

À quoi sert le rapport d'intervention hors du secteur alimentaire ?

Il prouve ce qui a été fait, où et quand. Pour un employeur, c'est la trace des mesures prises pour garder des locaux sains, utile face à un salarié inquiet, à un bailleur ou à un assureur. Il indique aussi les accès à corriger, ce qui permet de suivre les travaux d'une visite à l'autre.

Devis gratuit

Un problème de nuisibles à régler ?

SPC 3D intervient 7j/7 à Toulouse et alentours, réponse en moins de 30 minutes. Décrivez votre situation ci-dessous, ou appelez-nous directement au 06 42 32 41 30.

Étape 1/4

Quel est votre problème ?

Choisissez le type de nuisible.